dimanche 6 août 2017

Not just a pretty face, de Cécile Duquenne


Me revoilà avec le premier épisode de la saison deux des Foulards Rouges, de Cécile Duquenne, un épisode intitulé Not just a pretty face, en référence à Lara comme on s’en doute. On l’avait quittée en compagnie de Renaud et de tous les évadés de Bagne dans une situation plus que précaire, après que leur vaisseau se soit crashé sur la Terre. On la retrouve à peine quelques temps plus tard, lorsqu’elle reprend connaissance, et sa situation ne s’est pas tellement arrangée…

J’avais adoré la première saison et surtout l’atmosphère de Bagne : ces terres arides et désertiques où sévissaient les Foulards rouges, roses et noirs, savant mélange de western, de steampunk et de magie. J’attends donc beaucoup de la suite, et j’avoue que Cécile m’a fait terriblement peur au début de ce premier épisode. Le décor n’était plus le même, et je m’attendais donc à quelques bouleversements, mais cette entrée en matière à la mode jeu vidéo m’a quelque peu déstabilisée. L’espace d’un instant, j’ai perdu tous mes repères et j’avoue que je me suis dit : mais qu’est-ce qu’elle me fait ?

Je vais donc passer sur l’épisode de l’Arène des Justes auquel je n’ai pas tellement accroché, autant être honnête, pour passer directement à la suite, beaucoup plus conforme à ce que j’attendais. Je suis tombée sous le charme de la ville de Canberra et de ses intrigues politico-religieuses. Cet aspect du récit, à peine évoqué dans la saison une, prend ici une autre dimension qui me plaît beaucoup. Lara semble avoir échappé à une prison pour se retrouver derrière les barreaux d’une autre, des barreaux beaucoup plus insidieux, ceux de la religion.

J’ai adoré détesté le Diacre Michael, je me suis fait un sang d’encre pour Renaud, je suis tombée des nues en faisant connaissance avec Kilian - ben oui, il paraît qu’il est mentionné en fin de saison une, mais depuis le temps, j’avoue que je l’avais complètement zappé -, et je ne vous parle même pas de la belle surprise que nous réserve Cécile à propos de Lara parce que ce serait spoiler ! Bref, un épisode plein de rebondissements qui commence cette deuxième saison sur les chapeaux de roues. Les ennuis sont loin d’être terminés dans ce nouvel univers dont on ne fait que deviner les enjeux.

Une belle introduction qui laisse présager d'une saison deux complètement à la hauteur de la première. Je craignais une certaine nostalgie de Bagne, mais les surprises de Cécile risquent bien de compenser et en tous cas, j’ai bien hâte de découvrir ce que la Terre nous réserve.

Note : ★★★★☆

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Les Foulards Rouges, S02E01 : Not just a pretty face, de Cécile Duquenne
Editions Bragelonne (2015) - 72 pages - Support numérique - Feuilletons littéraires

Récemment évadés de Bagne, la planète-prison désertique, Lara, Renaud et une poignée de Foulards Rouges ont atterri dans les eaux de la planète Bleue... Il est temps pour eux de plonger au cœur de ses intrigues politiques, celles-là même qui ont fait d’eux des criminels, et désormais des fugitifs. Lorsque Lara se réveille, elle est d’abord surprise de ne pas s’être noyée. Mais son soulagement est de courte durée, étant donné qu’on l’envoie dans l’Arène des Justes... Qui, des puissants partis politiques qui s’affrontent sur Terre, est à l’origine de cette nouvelle épreuve ? Quelle que soit la réponse à cette question, Lara saura affronter dignement ce qui l’attend – car pour la Foulard Rouge, il ne s’agit là, une fois de plus, que de défendre chèrement sa vie.

Site de l'auteur : https://cecileduquenne.com/

vendredi 4 août 2017

Tu tueras l'ange, de Sandrone Dazieri


Après avoir passé ma semaine de vacances en Italie en compagnie de Sandrone Dazieri et des deux héros de Tu tueras le père, je n’ai pas résisté à la tentation de les retrouver, à peine rentrée, dans Tu tueras l’ange. Construits sur le même modèle avec quelques flashbacks destinés à aiguiller le lecteur vers la solution, ces romans bénéficient d’intrigues assez poussées et si bien construites qu’il est passionnant de les dérouler. Encore une fois, je me suis régalée !

Après l’épisode de l’enfant du silo et sa rencontre avec Dante, Colomba a finalement réintégré la Mobile et son poste de commissaire adjoint. Lorsque le train Milan-Rome entre en gare avec, à son bord, les cadavres de tous les passagers de la classe affaires, elle est appelée sur les lieux. Un acte de terrorisme revendiqué par Daesh, mais notre tête brûlée ne tarde pas à détecter un certain nombre d’éléments étranges qui la persuadent du contraire et la convainquent de faire appel à Dante qu’elle n’a pourtant pas vu depuis plusieurs semaines. C’est le point de départ d’une enquête palpitante qui va les mener jusqu’en Allemagne.

Après avoir seulement lu deux ouvrages de Sandrone Dazieri, j’en arrive à la conclusion qu’on peut lui faire confiance pour aller déterrer les faits les plus sombres de notre Histoire et les intégrer avec habileté à ses intrigues, leur donnant à la fois du corps et du piquant. Cette fois, c’est à la mafia et aux services secrets russes que nous avons à faire. La manipulation est à nouveau au menu, agrémentée d’une histoire de vengeance à laquelle nos deux amis vont avoir bien du mal à comprendre quelque chose. D’autant plus que notre duo de choc connaît quelques désaccords qui risquent de fausser leur collaboration.

Dante est un petit peu moins présent dans ce second volume, et je l’ai regretté. C’est vraiment un personnage atypique que j’avais envie de voir évoluer, avec les difficultés que l’on connaît. De son côté, Colomba est en proie au doute, les choses lui échappent, elle se retrouve à devoir contrevenir de plus en plus souvent à la loi et cela lui pose - heureusement - de sacrés cas de conscience. Mais cahin-caha leur duo continue de fonctionner et porte sur ses épaules la réussite de ce nouvel opus. Un récit extrêmement dynamique, à l’atmosphère pesante, menaçante à souhaits, et le lecteur est tout bonnement captivé. Une très bonne lecture !

Note : ★★★★☆

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Tu tueras l'ange, de Sandrone Dazieri
Editions Robert Laffont (2017) - 608 pages - Support numérique - Thriller & Polar

La mort rôde, aussi belle que fatale. Serez-vous sa prochaine victime ? Lorsque le TGV Milan-Rome arrive à quai, la police fait une macabre découverte : tous les passagers de la classe affaires sont retrouvés morts. Si les premiers indices orientent l'enquête vers un attentat, la commissaire adjointe Colomba Caselli, muscles d'acier et âme fragile, est persuadée du contraire. Pour elle, seul Dante Torre, l'« Homme du silo », est capable d'y voir clair dans ce brouillard de mensonges et de fausses pistes. Très vite, ils découvrent que ce massacre n'est que l'énième épisode d'une longue série de carnages, sur laquelle plane l'ombre d'une mystérieuse figure féminine. Elle ne laisse aucune trace, juste un nom : Giltiné, l'ange lituanien des morts.

Site de l'auteur : https://sandronedazieri.com/

vendredi 28 juillet 2017

La servante écarlate, de Margaret Atwood


Très honnêtement, je n’avais jamais entendu parler de ce roman jusqu’à tout récemment, quand la presse et les réseaux sociaux se sont enflammés à la fin du mois de juin parce qu’Emma Watson en dissimulait une centaine d’exemplaires dans Paris. Il n’en fallait bien évidemment pas plus pour éveiller ma curiosité de lectrice ! Je me suis donc intéressée à ce que beaucoup appelaient une dystopie féministe, un roman écrit par Margaret Atwood et paru en 1985, ayant fait l’objet d’une série télévisée cette année.

Difficile, en tant que femme, de rester insensible au message que ce livre véhicule, évidemment. Nous sommes aux Etats-Unis, au sein d’une société devenue patriarcale à l’excès suite à un coup d’Etat. Les femmes n’ont plus le droit de travailler, plus le droit d’avoir de compte en banque, elles sont entièrement dépendantes de leur époux. On les appelle d’ailleurs les Épouses. Cela s’appliquent à celles qui sont mariées bien sûr, parce que pour les autres, c’est encore pire : elles deviennent Marthas ou Servantes. Les premières ne sont ni plus ni moins que des domestiques, en charge de l’intérieur des Commandants ; les secondes sont des utérus sur pattes, dont l’unique vocation est de leur faire des enfants.

La servante écarlate est le récit de Defred, une Servante, qui raconte à la fois son quotidien et ses souvenirs du monde d’avant. Solitude, ennui, asservissement, peur et résignation sont ainsi mis en parallèle avec amour, insouciance, liberté et joie de vivre. Ce devrait être un véritable cri du cœur, et il m’a quasiment laissée de glace. Non, pas tout à fait, j’exagère un peu, mais je suis clairement passée à côté. L’écriture est particulière et on comprend le pourquoi du comment à la toute fin du livre, mais c’est quand même dérangeant au cours de la lecture. Le récit n’est pas linéaire, il est émaillé de réflexions et de souvenirs qui tombent comme cheveux sur la soupe.

Quant à l’héroïne, Defred, elle est tellement impersonnelle qu’on a bien du mal à s’identifier. On est obligé de rationnaliser pour reconnaître que certaines scènes sont choquantes et la plaindre, mais affectivement parlant, on ne ressent pas grand-chose. Nos émotions sont en décalage total avec le contenu du roman, et c’est extrêmement dérangeant. On finirait presque par se demander si l’on est bien normal ! Au final, je m’interroge sur l’engouement généré par ce roman. Les gens ne se seraient-ils pas laissé emporter par le message que voulait véhiculer l’auteur, plutôt que par celui qu’elle véhicule réellement ? Je demeure perplexe et un rien sceptique...

Note : ★★☆☆☆

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La servante écarlate, de Margaret Atwood
Editions Robert Laffont (2017) - 544 pages - Support numérique - Science-fiction

Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l'Ordre a été restauré. L'Etat, avec le soutien de sa milice d'Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d'un Evangile revisité. Dans cette société régie par l'oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L'une d'elle raconte son quotidien de douleur, d'angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d'une vie révolue, d'un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom. Une œuvre d'une grande force, qui se fait tour à tour pamphlet contre les fanatismes, apologie des droits de la femme et éloge du bonheur présent.

Site de l'auteur : http://margaretatwood.ca/

samedi 22 juillet 2017

Tu tueras le père, de Sandrone Dazieri


On se retrouve aujourd’hui avec un thriller de Sandrone Dazieri, dont je découvre l’univers avec Tu tueras le père, un ouvrage offert par Julie à l’occasion du swap Livres & Thés et que j’ai lu pendant ma semaine de vacances en Italie. Heureux hasard, l’intrigue se déroule également en Italie ! C’est un livre dont j’ai beaucoup entendu parler et qui m’intriguait depuis sa sortie. Un roman qu’on lit le souffle court, à la fois horrifié par ce qu’on y découvre et impatient d’en connaître le dénouement. Un très bon thriller à l’intrigue parfaitement ficelée.

Tout commence avec la découverte d’un homme qui fait état de la disparition de sa femme et de son fils au cours d’un pique-nique familial. L’épouse ne tarde pas à être retrouvée, violemment décapitée, mais du gamin, aucune trace, il semble s’être volatilisé. Bien sûr, les autorités soupçonne tout de suite le mari mais, envoyée sur les lieux par son supérieur bien qu’elle soit en congé à durée indéterminée, Colomba Caselli n’est guère convaincue. C’est ainsi qu’elle fait appel à un consultant extérieur, Dante Torre, ayant lui-même survécu à un enlèvement qui a duré onze années au cours desquelles il a vécu dans un silo à grains, sous l’emprise de son ravisseur.

L’intrigue est parfaitement maîtrisée. Elle entraîne le lecteur de rebondissement en rebondissement à un rythme effréné. C’est comme si le temps nous filait entre les doigts, alors que le décompte s’accélère pour sauver la vie du jeune Luca qui s’est fait enlevé. Le duo atypique formé par Colomba et Dante fonctionne à merveilles. Elle est brisée par un drame récemment survenu à Paris, au cours duquel de nombreuses personnes ont perdu la vie. Elle se sent responsable et subi de terribles crises d’angoisse. Lui ne s’est jamais complètement remis de l’expérience traumatisante qu’il a vécu, enfant. Il se nourrit de petites pilules et de litres de café, fume comme un pompier et souffre de claustrophobie. Mais il est aussi suprêmement intelligent.

Tous deux sont très attachants, on aurait envie de les protéger et d’apaiser leur souffrance. Leur duo est détonant et fait toute la magie de cette histoire. La plume de l’auteur est incisive et percutante. Fluide, elle nous emmène sur les pas de Dante et Colomba au cœur d’un suspens qui n’en finit plus de monter au fur et à mesure que nos deux enquêteurs dénouent les fils de cette pelote bien emmêlée. Jusqu’à ce que la révélation finale ne nous explose à la tête avec violence. Un thriller sombre et sans temps mort, qui va bien plus loin que l’histoire d’un simple tueur en série. Une histoire sordide mais pleine de surprises, un duo attachant et une fin en apothéose. A lire, absolument.

Note : ★★★★★

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Tu tueras le père, de Sandrone Dazieri
Pocket (2016) - 744 pages - Support papier - Thriller & Polar

Le père est là, dehors, quelque part. La cage est désormais aussi vaste que le monde, mais Dante est toujours son prisonnier. Non loin de Rome, un homme affolé tente d'arrêter les voitures. Son fils de huit ans a disparu et le corps de sa femme gît, décapité, au fond d'une clairière. Le commissaire Colomba Caselli ne croit pas à l'hypothèse du drame familial et fait appel à un expert en disparitions de personnes : Dante Torre. Kidnappé enfant, il a grandi enfermé dans un silo à grains avant de parvenir à s'échapper. Pendant des années, son seul contact avec l'extérieur a été son mystérieux geôlier, qu'il appelle « le Père ». Colomba va confronter Dante à son pire cauchemar : dans cette affaire, il reconnaît la signature de ce Père jamais identifié, jamais arrêté...

Site de l'auteur : https://sandronedazieri.com/

mardi 18 juillet 2017

Silo, de Hugh Howey


Qui n'a pas entendu parler de Silo, de Hugh Howey ? Auto-édité sur Internet, il rencontre un immense succès populaire, à tel point qu'il attire l'attention d'un éditeur américain qui fait de ce succès initial une réussite mondiale colossale. En France, les éditions Actes Sud ont mis le paquet en 2013 pour obtenir Silo et le faire connaître. Depuis lors, il a largement eu le temps de rejoindre ma PAL, et ce n’est que ce mois-ci que Julie et moi nous sommes lancées dans une lecture commune. Très sincèrement, cela n’a pas été le coup de cœur que j’attendais, et cela tient principalement à la manière dont l’auteur a choisi de construire son histoire.

L’univers en lui-même est au contraire plutôt sympathique. On découvre petit à petit la vie dans le silo, son organisation en pyramide avec les grands de ce monde installés dans les étages les plus hauts, et les petits, les ouvriers, en bas bien sûr. En autarcie complète, les gens sont soumis à des règles très strictes dans tous les domaines de leur existence, en particulier en termes de communication et de contrôle des naissances. Et c’est sans compter les tensions liées à l’enfermement, car parfois, la cocotte-minute monte en pression et la soupape de sécurité est alors dramatique : les dirigeants se débrouillent pour envoyer une personne au nettoyage... ce qui revient à la condamner, rien de moins.

Là où le bât blesse, c’est que l’intrigue se divise en deux parties assez inégales. Dans la première, on fait successivement connaissance avec plusieurs personnages dont le schéma de vie se termine exactement de la même façon. C’est assez redondant, et on n’a pas le temps de s’attacher à aucun d’entre eux finalement. On lit ça de manière un peu clinique et sans grande empathie et cela m’a beaucoup gênée. Heureusement le focus se stabilise enfin dans la seconde partie et l’action prend enfin le pas sur la présentation de l’univers. On fait connaissance avec Juliette, jeune femme issue du département des Machines, mécanicienne autrement dit, promue presque par hasard au rang de shérif du silo. Pour elle, c’est le début des ennuis !

C’est une femme forte et déterminée qui va avoir le tort de chercher à comprendre. Car on se rend bien compte que quelque-chose ne va pas, que les gens sont conditionnés à ne surtout pas se poser de questions concernant ce qui s’est passé pour que l’humanité en arrive là ou sur ce qu’il y a réellement à l’extérieur du silo. Du côté des hommes, il y a Lukas, un personnage que je n’ai pas tellement apprécié car d’une mollesse coupable - j’avais juste envie de le secouer ! -, ou encore l’étrange Solo et le vieux Walker, deux personnages assez atypiques que l’on prend plaisir à rencontrer.

Au final, Silo souffre surtout d’un démarrage très lent : près de 200 pages pour décrire la descente du maire jusqu’au fond du silo, c’est long, même si c’est prétexte à nous faire découvrir cette société ! Heureusement la seconde partie est nettement plus addictive, l’univers est assez original même si l’on n’échappe pas à quelques clichés du genre, l’intrigue plutôt bien fichue et on s’attache volontiers à Juliette. Dommage que l’intensité du roman soit si inégale... A découvrir, en toute connaissance de cause.

Une lecture commune avec : Julie.

Note : ★★★☆☆

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Silo, tome 1 : Silo, de Hugh Howey
Actes Sud (2013) - 558 pages - Support numérique - Science-fiction

Dans un futur post-apocalyptique indéterminé, quelques milliers de survivants ont établi une société dans un silo souterrain de 144 étages. Les règles de vie sont strictes. Pour avoir le droit de faire un enfant, les couples doivent s’inscrire à une loterie. Mais les tickets de naissance des uns ne sont redistribués qu’en fonction de la mort des autres. Les citoyens qui enfreignent la loi sont envoyés en dehors du silo pour y trouver la mort au contact d’un air toxique. Ces condamnés doivent, avant de mourir, nettoyer à l’aide d’un chiffon de laine les capteurs qui retransmettent des images de mauvaise qualité du monde extérieur sur un grand écran, à l’intérieur du silo. Ces images rappellent aux survivants que ce monde est assassin. Mais certains commencent à penser que les dirigeants de cette société enfouie mentent sur ce qui se passe réellement dehors et doutent des raisons qui ont conduit ce monde à la ruine.

Site de l'auteur : http://www.hughhowey.com/