lundi 16 octobre 2017

Tenebra Roma, de Donato Carrisi


On se retrouve aujourd’hui avec le dernier roman de Donato Carrisi, qui vient de sortir aux éditions Calmann-Lévy que je remercie pour la confiance qu’elles m’accordent aujourd’hui par l’intermédiaire de NetGalley. Tenebra Roma est le troisième livre de l’auteur qui s’attache aux pas de Sandra et Marcus le Pénitencier, après Le tribunal des âmes et Malefico. Un thriller historico-ésotérique, où il est question des travers du catholicisme mais aussi d’une secte appelée l’Eglise de l’Eclipse et d’une drogue aux effets hallucinogènes. Un joyeux mélange qui va entraîner nos deux héros au bout d’eux-mêmes, en particulier Marcus.

Comme dans les deux tomes précédents, l’histoire se déroule à Rome et cette fois, la Ville Eternelle est bien près de sombrer. A cause de conditions météorologiques extraordinaires, les autorités sont forcées d’imposer un black-out pendant vingt-quatre heures. Tout le monde le sait, le Mal se repaît d’obscurité, et c’est ainsi qu’une partie des romains vont laisser libre cours à leurs plus vils instincts. Les autorités s’y attendent, elles s’y sont préparées mais cela sera-t-il suffisant ? Alors que Marcus est confronté à sa plus grande peur, une nouvelle amnésie, une photo de Sandra est retrouvée sur un mobile contenant également une atroce vidéo sur laquelle on voit un homme décéder des suites d’une séance de torture. Et les voilà tous deux entraînés dans cette nouvelle affaire !

Tenebra Roma est à l’image de ses prédécesseurs : une histoire passionnante. Quelqu’un semble avoir laissé des indices pour Marcus et Sandra, véritables jalons morbides dans cette cité en perdition. Donato Carrisi a fait de nombreuses recherches pour rendre son cataclysme crédible, et cela se sent. Pas une seule fois je ne me suis demandée si ce qui se passait était réellement possible, j’étais dedans, happée par l’histoire. Cela s’applique également à l’évolution des personnages. Loin d’en faire des super-héros, l’auteur s’applique à souligner leurs failles. Sandra n’est plus photographe pour scènes de crimes, elle a renoncé à un métier qui la bouffait de l’intérieur. Quant à Marcus, il prend une dimension encore plus sombre dans ce roman, sous l’égide de l’Avocat du Diable.

Deux petits bémols cependant. Le premier est l’aspect un peu trop cliché du flic ripoux Vitali qui m’a plus agacée que réellement effrayée. Le second le côté prévisible du dénouement, que j’avais senti venir dès la première partie du roman. Malgré tout, le voyage est plaisant, et même si la destination n’est pas réellement une surprise, elle n’en est pas moins alléchante. Laissez-vous tenter, vous ne le regretterez pas.

Note : ★★★★☆

Plus d'informations

Tenebra Roma, de Donato Carrisi
Editions Calmann-Lévy (2017) - 304 pages - Support numérique - Thrillers & Polars

Et si Rome se retrouvait plongée dans les ténèbres pour toujours… Cinq siècles auparavant, le pape Léon X lança cet avertissement : Rome ne devra jamais être plongée dans l’obscurité. Pourtant, lorsqu’aujourd’hui la foudre s’abat sur une centrale électrique au cours d’une terrible tempête, les autorités romaines sont forcées d’imposer un black-out total de vingt-quatre heures sur la ville le temps de réparer les dégâts. Dès le crépuscule, les ombres reviennent envahir Rome. Dans le chaos et la panique qui s’ensuivent, une silhouette plus sombre que les autres va se déplacer silencieusement à travers la capitale, laissant derrière elle une traînée de morts… ainsi que des indices.
Marcus, le prêtre de l’ordre des Pénitenciers, peut reconnaître et interpréter les anomalies sur les scènes de crime. Mais le pénitencier a perdu son arme la plus précieuse : sa mémoire. Lui-même victime du tueur, il échappe de justesse à une mort atroce, sans plus aucun souvenir des derniers jours passés. Il va devoir remonter le fil de sa vie en même temps que la piste du monstre. Seule Sandra Vega, une ancienne photographe scientifique, peut l’aider dans sa traque. Sandra connaît le secret de Marcus, mais a subi trop de pertes dans sa vie pour être en mesure de faire face à nouveau au mal. Et pourtant, elle va se retrouver entraînée malgré elle au cœur de l’enquête… Le coucher du soleil se rapproche, et le temps est compté : au-delà des ténèbres, il n’y a que l’abîme.


Site de l'auteur : http://www.donato-carrisi.fr/

lundi 9 octobre 2017

Malefico, de Donato Carrisi


Si les polars nordiques sont à la mode, ou en tous cas l’ont été toutes ces dernières années, on dirait qu’en ce qui me concerne, ce sont plutôt les thrillers italiens qui me passionnent ! En effet, depuis cet été, je navigue à vue entre Sandrone Dazieri et Donato Carrisi ! C’est ainsi qu’après avoir découvert Le tribunal des âmes il y a quelques semaines, c’est avec joie que je me suis à nouveau plongée dans les aventures de Marcus et Sandra. On les retrouve quelques mois après la fin du volume précédent, ils se sont plus ou moins perdus de vue mais le Mal va se charger de les réunir.

Je n’ai jamais mis les pieds à Rome. J’en rêve, comme beaucoup de gens j’imagine, et j’irai sûrement un jour. En attendant, je me contente de tous ces fabuleux romans dans lesquels la ville éternelle constitue davantage qu’un bête décor, elle est presque un personnage à elle toute seule. Et malgré la noirceur de ses histoires, Donato Carrisi sait si bien me faire voyager. Par les rues et les bâtiments célèbres qu’il évoque, d’une part, mais aussi par l’atmosphère qui règne dans la cité qu’il dépeint sans concession aucune. Le style de l’auteur est particulièrement évocateur à son sujet. Rome est une partie intégrante du récit, indéniablement, avec son histoire et sa religion.

Il n’y a pas que ça, il y a l’intrigue aussi, et les personnages. J’ai toujours adoré les combats entre le Bien et le Mal, c’est sans doute grâce à eux que Stephen King fait partie de mes auteurs préférés. Chez Carrisi, particulièrement dans ce roman, les choses sont moins manichéennes. Quand le Mal semble nécessaire à la survie du Bien, nos repères s’en trouvent quelque peu chamboulés, mais on aime ça, pas d’inquiétude. Et si Sandra semble avoir retrouvé une certaine sérénité, Marcus a toujours autant de mal à admettre ce qu’il est. Ses relations avec Clemente s’en ressentent, il se rapproche de la jeune femme mais jusqu’où peut-il aller sans trahir son serment ?

Les personnages ont une vraie profondeur et c’est bien agréable. D’autant plus que ce n’est pas du tout au détriment de l’intrigue. En effet, de rebondissements en révélations, Malefico est un véritable page-turner. Le travail de recherche de l’auteur est indéniable et ajoute davantage de crédibilité à ce récit particulièrement tortueux. Un mélange détonant qui fait de ce roman un must du genre, et un excellent moment de lecture. Allez, j’enchaîne avec Tenebra Roma ?

Note : ★★★★☆

Plus d'informations

Malefico, de Donato Carrisi
Editions Calmann-Lévy (2015) - 442 pages - Support numérique - Thrillers & Polars

Marcus est un pénitencier. Un prêtre capable de déceler le mal enfoui en nous. Sandra est enquêtrice photo pour la police. Elle photographie les scènes de crime, et ferme parfois les yeux. Face à la psychose qui s'empare de Rome, ils vont unir leur talents pour traquer un monstre. Ses victimes : des couples. Une balle dans la nuque pour lui. Une longue séance de torture pour elle. Quel est l'être maléfique qui ne tue que des jeunes amoureux ?

Site de l'auteur : http://www.donato-carrisi.fr/

jeudi 28 septembre 2017

Tout ce qu'on ne s'est jamais dit, de Céleste Ng


Une fois n’est pas coutume, c’est de littérature contemporaine que nous allons parler aujourd’hui. Tout ce qu’on ne s’est jamais dit, de Céleste Ng, est un roman paru en 2016 aux éditions Sonatine, un petit bijou qui a fait couler beaucoup d’encre sur la blogosphère et qui a fatalement fini par attirer mon attention. Il vient de sortir en poche aux éditions Pocket, et j’ai eu la chance d’être sélectionnée par Babelio lors de sa dernière Masse Critique pour le recevoir. J’en suis ravie parce que j’ai beaucoup aimé, vraiment.

Tout ce qu’on ne s’est jamais dit porte bien son titre. C’est l’histoire d’une famille au sein de laquelle les non-dits sont tellement nombreux que les relations en sont complètement faussées. Nous sommes en 1977 avec la famille Lee. Il y a James, le père, Marilyn, la mère, et les trois enfants : Nathan, Lydia et Hannah. Une famille en apparence assez quelconque, sauf que le jour où Lydia, la fille aînée, est retrouvée noyée dans le lac voisin, des tensions vieilles de vingt ans et plus rejaillissent. En effet, James est d’origine chinoise et vit très mal une différence qu’il a transmise à ses enfants. De son côté, Marilyn est américaine mais ce qu’elle vit mal, c’est d’avoir dû renoncer à sa carrière pour élever ses enfants. Entre les deux, lesdits enfants trinquent.

Alors Lydia s’est-elle suicidée ? A-t-elle été assassinée par Jack, le jeune voisin coureur de jupons ? Ou n’était-ce qu’un bête et dramatique accident ? Ce sont les questions auxquelles Céleste Ng s’attache à répondre et avec quel brio ! Elle dépeint cinq personnages hyper attachants, avec des parents meurtris par leurs échecs et des enfants qui en subissent les conséquences de plein fouet. Le ton est juste, la plume incroyable de réalisme, et la découverte de ce drame familial juste fascinante. Le point de vue change sans cesse, d’un chapitre à l’autre ou encore au sein d’un même chapitre, et c’est un melting-pot de sentiments déchirants qu’on nous propose ici.

Autant vous dire qu’en tant que mère d’un adolescent de quinze ans, je me suis sentie d’autant plus concernée. Céleste Ng nous confronte au poids des mots, elle met le doigt là où ça fait mal et nous renvoie à nos propres comportements et à nos responsabilités de parents. On visualise sans mal le drame qui se déroule derrière les fenêtres de cette maison au bord du lac, silencieux mais ô combien violent. Une très belle découverte pour laquelle je remercie infiniment Babelio et les éditions Pocket, et un auteur à suivre de près, assurément.

Note : ★★★★★

Plus d'informations

Tout ce qu'on ne s'est jamais dit, de Céleste Ng
Editions Pocket (2017) - 337 pages - Support papier - Littérature contemporaine

Lydia est morte. Lydia Lee, seize ans, est morte. Mais sa famille l’ignore encore… Sa mère, Marylin, femme au foyer, rêve que sa fille fasse les études de médecine qu’elle n’a pas pu accomplir. Son père, James, professeur d’université d’origine chinoise, a tant souffert de sa différence qu’il a hâte de la retrouver parfaitement intégrée sur le campus. Mais le corps de Lydia gît au fond d’un lac. Accident, meurtre ou suicide ? Lorsque l’adolescente est retrouvée, la famille Lee, en apparence si soudée, va devoir affronter ses secrets les mieux gardés. Des secrets si longtemps enfouis qu’au fil du temps ils ont imperceptiblement éloigné ses membres, creusant des failles qui ne pourront sans doute jamais être comblées.

Site de l'auteur : https://www.celesteng.com/

dimanche 24 septembre 2017

Nulle part sur la Terre, de Michael Farris Smith


Plus le temps passe, plus les parutions des éditions Sonatine me font de l’œil. Aussi, quand Babelio m’a proposé de chroniquer Nulle part sur la Terre, de Michael Farris Smith, je n’ai pas hésité longtemps, planning chargé ou pas. Ce n’est pas à proprement parler un thriller, pas vraiment un polar non plus, plus un roman noir dans la pure tradition du genre. Un roman qui parle de pardon et de rédemption ; une histoire pleine d’humanité, dans ce qu’elle a de plus violent, de plus désespéré et de plus glauque, de plus touchant aussi ; un cri de détresse et peut-être enfin d’espoir.

Nous sommes à McComb, dans le Mississippi, une petite ville de quinze mille habitants tout juste où le temps semble s’être arrêter. Un coin paumé où l’on partage son temps entre la pêche à la ligne, les maisons à retaper et les soirées de beuverie dans les bars. Il n’y a rien et pourtant, ou peut-être malgré tout, les émotions bouillonnent, le passé abat son emprise infernale sur le présent. Russel sort de prison, où il a passé onze ans de sa vie à expier pour la mort d’un jeune homme dans un accident de voiture qu’il a causé sous l’emprise de l’alcool. Il est attendu en ville de pied ferme. Maben quant à elle revient à McComb en compagnie de sa fille, après des années d’errement, elles n’ont rien ni personne. Et ces deux âmes égarées vont se trouver.

On est bien loin de l’histoire d’amour idyllique, pas d’inquiétude. Maben et Russel, chacun dans leur genre, sont des personnages torturés, désespérés, fatalistes et terriblement touchants. C’est ce qui fait la force de l’auteur, sa capacité à créer des personnages aussi vivants, crédibles, qui forcent l’empathie. Quand on n’a plus rien, qu’on ne demande qu’un peu de considération et qu’on n’obtient que du mépris, qu’on est sans cesse sur le fil et qu’une mauvaise décision entraîne des conséquences funestes. Et puis il y a cette petite ville, presque personnage à part entière, où planent de terribles secrets empreints de violence et l’alcool.

Une atmosphère sombre, étouffante, oppressante, qui nous fait retenir notre souffle jusqu’au matin, jusqu’à savoir ce qu’il adviendra de Russel, Maben et la petite Annalee. Un roman noir et déchirant, écrit d’une plume étonnante entrecoupée de phrases à rallonge, sur deux êtres perdus au cœur de l’Amérique profonde, à la recherche d’un pardon qu’ils sont seuls à pouvoir s’accorder. Une très très belle découverte.

Note : ★★★★☆

Plus d'informations

Nulle part sur la Terre, de Michael Farris Smith
Editions Sonatine (2017) - 360 pages - Support papier - Thrillers & Polars

Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n'a nulle part où aller. Partie sans rien quelques années plus tôt de la ville où elle a grandi, elle revient tout aussi démunie. Elle pense avoir connu le pire. Elle se trompe. Russel a lui aussi quitté sa ville natale, onze ans plus tôt. Pour une peine de prison qui vient tout juste d'arriver à son terme. Il retourne chez lui en pensant avoir réglé sa dette. C'est sans compter sur le désir de vengeance de ceux qui l'attendent. Dans les paysages désolés de la campagne américaine, un meurtre va réunir ces âmes perdues, dont les vies vont bientôt ne plus tenir qu'à un fil.

Site de l'auteur : https://michaelfarrissmith.com/

vendredi 15 septembre 2017

La clé d'Oriane, de Leslie Héliade


On se retrouve aujourd’hui avec la chronique d’un ouvrage autoédité de Leslie Héliade, intitulé La clé d’Oriane. L’histoire d’une jeune femme accro aux jeux vidéo qui, suite à une soudaine rupture avec son petit ami, voit un jour débarquer dans son appartement un personnage du dernier jeu à la mode. Elle est seule à le voir, et il prétend avoir besoin de son aide. Alors hallucination due aux anxiolytiques ou phénomène extraordinaire et inexpliqué ? That’s the question !

Oriane est dessinatrice de bandes-dessinées, elle a vingt-six ans et vient de se faire plaquer. On fait sa connaissance dans des circonstances difficiles, et si l’auteur exprime bien le désarroi de cette jeune femme qui s’attendait presque plus à une demande en mariage qu’à se faire larguer, elle n’en fait pas non plus le cœur de son histoire et heureusement. Elle s’en sert uniquement de toile de fond pour justifier l’état d’esprit déplorable dans lequel se trouve son héroïne au moment où Serrure, voleur roublard et charismatique du jeu vidéo auquel elle joue, entre dans sa vie.

Leslie Héliade développe particulièrement bien les doutes à la fois de son héroïne, et de son entourage, à la mention de l’existence de cet homme invisible qu’est Serrure. Oriane elle-même s’interroge plus d’une fois sur sa santé mentale, sa colocataire est persuadée qu’elle subit les effets secondaires des médicaments qu’elle prend pour surmonter la dépression qui la guette et les autres, ceux qui ne la connaissent pas, pensent avoir à faire à une menteuse, tout simplement. Cet aspect du roman est une belle réussite.

Ce que j’ai moins aimé en revanche, c’est la prévisibilité de l’histoire, le côté cliché des personnages, d’Oriane en particulier, et le manque de crédibilité de certaines situations. En effet, l’explication du pourquoi du comment Serrure se retrouve soudain dans la tête d’Oriane m’a paru un peu téléphonée, tout comme la solution finalement adoptée pour résoudre le problème. C’est sans réelle surprise, et tout était clair dans mon esprit après quelques pages à peine. Dommage et décevant…

Concernant Oriane elle-même, pourquoi en faire une jeune femme gothique ? Est-ce à dire que les dessinateurs de bandes-dessinées sont tous des gothiques ou des geeks ? Ce genre de particularité à l’emporte-pièce m’a laissée un peu dubitative, tout comme certains traits de caractère de Serrure mais ces derniers s’expliquent mieux par le fait qu’il s’agit d’un avatar. Enfin, la légèreté du ton est certes agréable, mais à la longue, les déguisements de l’héroïne, ses gaffes et son impulsivité lui font perdre une partie de sa crédibilité. Rentrer, deux fois, aux soins intensifs à quatre pattes pour ne pas se faire repérer du cerbère à l’entrée, mouais…

Finalement, cela nous donne une histoire ‘pop‘ qui amusera nos ados mais ne laissera probablement pas un souvenir impérissable à leurs parents. Cela étant, le texte comme le fichier ePub sont soignés, la plume agréable et l’histoire actuelle. Pour inciter les accros aux consoles à la lecture !

Note : ★★★☆☆

Plus d'informations

La clé d'Oriane, de Leslie Héliade
Auto-édition (2017) - 201 pages - Support numérique - Ados & YA

Oriane est une dessinatrice talentueuse. Elle tente de se remettre d'une rupture difficile en s'adonnant à sa passion, les jeux vidéo en ligne. Mais lorsque le héros sort de l'écran, le virtuel se mêle au réel, la fantasy à la science-fiction, et tout est bouleversé... Bien malgré elle, l’héroïne se trouve entraîné dans un thriller haletant qui fait hurler de rire à chaque page !

Site de l'auteur : http://www.leslieheliade.com/