mercredi 15 novembre 2017

Swap Marathon des Anniversaires 2018


Cela fait un petit moment que je n'ai pas participé à un swap. J'aurais voulu en lancer un ayant pour thème l'écriture, mais quand j'ai soumis l'idée, elle n'a pas eu l'air de rameuter les foules, c'est le moins que l'on puisse dire ! Alors je me suis mise en quête de quelque chose d'original et je suis tombée sur le swap de Pink-lady45.

Alors le swap Marathon des Anniversaires 2018, c'est quoi ? J'ai envie de dire que c'est un swap géant, ou plutôt douze mini-swaps, un par mois. Douze personnes inscrites, dont les anniversaires tombent chacun des mois de l'année. Chaque mois, les onze qui ne fêtent pas leur anniversaire envoient un mini-swap à la douzième, celle qui prend un an de plus. Oui, vous avez bien compris, cela fait onze colis à envoyer en un an... mais le mois de son propre anniversaire, on en reçoit aussi onze !

Je suis instantanément tombée amoureuse de l'idée. Oui, mais c'est la ruine, vous allez me dire ! Et bien pas forcément, parce qu'on est censé recycler des livres nous appartenant, autant que possible. Il peut s'agir d'un livre présent dans la liste de souhaits du swappé, un livre correspondant à ses goûts littéraires ou tout simplement un livre que l'on a envie de lui faire découvrir.

Les inscriptions sont closes, mais je ne manquerai pas de vous faire partager mon enthousiasme tout au long de l'année. J'ai bien hâte que cela commence !


Plus d'informations

Swap Marathon des Anniversaires 2018
Organisé par Pink-lady45 sur Livraddict.

Contenu des colis
- 1 carte d'anniversaire
- 1 livre
- 1 petite surprise (facultatif)

Participants 
- Janvier : Martineke
- Février : Lily21
- Mars : Lectorinette
- Avril : Pink-lady45
- Mai : LaurenceAuthentique
- Juin : Bebenoah
- Juillet : Krokette
- Août : Lilye
- Septembre : Licia-Bio
- Octobre : Kkrolyn
- Novemebre : Sabaha
- Décembre : Kahlan (ImagIn sur LA)


mardi 14 novembre 2017

Un coeur très froid, de Karin Slaughter


Pour découvrir un auteur que vous n’avez encore jamais eu l’occasion de lire, il existe une solution à moindre frais : les nouvelles. Rares sont les maisons d’éditions qui acceptent de parier dessus mais quand elles proviennent d’une célébrité comme Karin Slaughter, on n’hésite pas à s’en servir comme un outil promotionnel ! Les librairies numériques regorgent ainsi de textes gratuits qui peuvent s’avérer intéressant. Un cœur très froid en fait partie.

Il s’agit d’une nouvelle d’une quarantaine de pages dans laquelle on suit Pam, une honnête femme plaquée par son mari après vingt ans d’abnégation et le décès de leur fils de seize ans. Elle a tout accepté de lui, y compris la responsabilité de l’échec de leur mariage. Et le jour où il lui annonce qu’il se meurt d’un cancer et lui demande d’assister à ses derniers instants, elle accepte encore. Entre naïveté et faiblesse de caractère, cette femme est une victime, jusqu’au bout des ongles.

Ce n’est pas le genre de personnage qui m’est sympathique, mais je ne pense pas que le souhait de l’auteur était de nous la faire aimer. Pam subit, elle a toujours subi. Pendant les vingt ans qu’a duré son mariage et même ensuite, après le divorce, quand son mari n’a rien trouvé de mieux à faire qu’écrire un livre sur le décès de leur fils dans lequel il pointe la moindre des failles de son épouse, réelle ou imaginaire. On a envie de la secouer pour la faire réagir. Certes, son mari est un être abject, mais il n’est clairement pas le seul responsable de la situation. Elle se soumet.

En quelques pages, Karin Slaughter réussit, avec une grande habileté, à éveiller certaines émotions en nous. Certains éprouveront de la compassion pour Pam, d’autres de la colère envers son époux, d’autres encore de l’agacement envers la faiblesse de cette femme. Mais dans tous les cas, difficile de rester de glace. Le seul point noir de ce texte, c’est son dénouement, trop rapide et prévisible. On n’imagine pas une seule seconde que John ait convoqué sa femme par remord, on se doute bien qu’il prépare quelque chose. Mais la fin est ratée dans le sens où l’auteur essaie de nous faire croire que Pam réagit enfin, mais que sa réaction manque de panache !

Au final, une nouvelle intéressante, bien menée, qui suscite nombre d’émotions, mais cette bonne impression est entachée par une fin décevante. En revanche, pari gagné, cela m’a quand même donné envie de découvrir plus avant cet auteur.

Note : ★★★☆☆

Plus d'informations

Un cœur très froid, de Karin Slaughter
Editions HarperCollins (2017) - 39 pages - Support numérique - Nouvelles & Recueils

Pendant vingt ans, Pam a été une femme loyale, honnête, folle amoureuse de son mari John – mais incapable de lui dire non. Elle a tout supporté, y compris son attitude pitoyable quand leur fils est décédé dans un accident de voiture, jusqu’à ce qu’il la quitte pour une autre. Tandis que John refait sa vie et devient richissime, Pam conserve son modeste travail d’enseignante, jusqu’au jour où John l’appelle : atteint d’un cancer, il va se faire cryogéniser. John veut qu’elle soit là au moment où il va mourir…

Site de l'auteur : http://www.karinslaughter.com/

lundi 13 novembre 2017

Le retour de l'assassin, de Robin Hobb


Une fois n’est pas coutume, Le retour de l’assassin est un roman qui porte bien son titre français… Il s’agit de la seconde partie du second tome de la saga Le Fou et l’Assassin de Robin Hobb, et il marque le retour de notre assassin préféré qui semble se retrouver lui-même. Après des années à se laisser aller en tant que seigneur de campagne au domaine de Flétribois, il aura fallu l’enlèvement de sa fille Abeille pour le réveiller et le ramener en partie à ce qu’il était. Et quel plaisir c’est de le retrouver enfin !

Vous qui lisez la suite, laissez tomber ici tout espoir d’objectivité ! Quand il s’agit de Robin Hobb, et en particulier des aventures de Fitz et du Fou, je n’en ai aucune. Mes chroniques oscillent invariablement entre le coup de cœur et le j’ai adoré ! Aucune chance que cela change aujourd’hui : j'ai adoré !

On retrouve donc Fitz égal à lui-même, c’est-à-dire hanté par la culpabilité de n’avoir su protéger ni sa fille ni Demoiselle Evite, que lui avait confiée Umbre, ni même son ami le Fou. Désormais Prince au grand jour à Castelcerf, il est aux prises avec un terrible cas de conscience : obéir à son Roi au nom des intérêts du royaume, ou foncer tête baissée en quête de sa fille et de vengeance par les piliers d’Art. S’il a toujours l’apparence d’un homme de quarante ans, l’âge et le manque d’entraînement pèsent cependant sur lui, et toute la première partie est consacrée à sa valse-hésitation. Cela ne signifie pas qu’on s’y ennuie, attention ! L’habileté de Robin Hobb pour décrire la psychologie de ses personnages n’est plus à prouver et les relations entre Fitz et le Fou sont toujours aussi fascinantes.

On s’intéresse également beaucoup aux personnages secondaires : l’agaçant Lant, le naïf Persévérance, le mystérieux Cendre et même le vieil Umbre dont le corps se dégrade à vitesse grand V depuis qu’il lui est déconseillé d’utiliser l’Art pour le maintenir en état. Et puis l’action se fait plus présente dans la seconde partie. Notre assassin se met enfin en route, et c’est une fois de plus l’occasion pour l’auteur de nous immerger dans son formidable univers. Le Fou et l’Assassin rejoint Les Cités des Anciens, et c’est à Kelsingra, aux côtés de Malta et Reyn que nous nous retrouvons. Devinez dans quel état j’ai terminé ce roman : surexcitée ! J’ai littéralement dévoré le dernier tiers, incapable de lâcher ma liseuse jusqu’à une heure du matin, et tournant et me retournant dans mon lit une heure de plus après ça !

Un quatrième tome qui ne s’essouffle pas, loin de là, et qui nous laisse sur un atroce cliffhanger ! La suite est d’ores et déjà dans ma PAL et les paris sont ouverts : combien de temps vais-je résister avant de m’y plonger ?

Note : ★★★★★

Plus d'informations

Le Fou et l'Assassin, tome 4 : Le retour de l'assassin, de Robin Hobb
Editions Pygmalion (2016) - 451 pages - Support numérique - Fantasy

Affaibli par le poids des années, FitzChevalerie cherche un moyen de secourir la dernière personne qui semble avoir encore besoin de lui en ce monde. Malgré l’envie du Fou d’aider son vieil ami à poursuivre les ravisseurs d’Abeille, son état de santé lui interdit tout nouveau danger. Et aujourd’hui connu de tous à la cour, le noble lignage de Fitz ne lui permet plus la liberté dont il jouissait autrefois. En dépit de ces difficultés, il lui faudra se conformer aux ordres du roi ou subir les conséquences de ses actes pour mener à bien sa mission, qui sera peut-être la dernière… Partagé entre tristesse, haine et faiblesse, Fitz doit à nouveau emprunter les piliers d’Art et rattraper coûte que coûte Dwalia et ses sbires. Aura-t-il la force de recouvrer ses anciens talents d’assassin, d’accomplir sa quête, pour son vieil ami et sa fille ?

Site de l'auteur : http://www.robinhobb.com/

dimanche 5 novembre 2017

L'énigme du magicien, d'Andrea Cremer


Trois choses m’avaient beaucoup plu dans le premier opus de la saga Le Secret de l’Inventeur, d’Andrea Cremer : un univers uchronique fascinant, une intrigue bien ficelée et des personnages plein de panache. Ainsi, sans être un coup de cœur, Rébellion avait été une très belle découverte, dont j’avais hâte de lire la suite. Cette suite, je viens de la refermer, et j’avoue que ma déception est à la hauteur de mon attente. L’énigme du magicien est un tome qui me semble être de transition, avec tout ce que cela implique.

On retrouve Charlotte et ses compagnons là où on les avait laissés : en fuite vers la Nouvelle-Orléans où ils espèrent rejoindre la Résistance, après l’explosion des Catacombes. C’est l’occasion d’une ou deux scènes d’action, certes, mais dans l’ensemble, cette fuite sans fin m’a paru bien ennuyeuse. L’intrigue n’avance pas d’un poil, si ce n’est que l’auteur souligne, sans subtilité aucune, les capacités hors du commun de Grave. Et ce que je considérais comme une lecture YA sympathique se transforme alors en littérature jeunesse sans grand intérêt.

Les événements s’enchaînent à toute vitesse, chaque situation étant résolue avec une facilité assez peu crédible. L’intrigue ne progresse qu’à pas de fourmi et ce qui se passe n’est pas vraiment passionnant. Les mœurs originales de la Nouvelle-Orléans, qui auraient pu venir enrichir l’univers, sont à peine effleurées, les personnages eux-mêmes n’évoluent pas tellement. Le côté steampunk du premier tome est quasiment inexistant. Et comme si le triangle amoureux, qui prend ici des proportions assez dommageables, ne suffisait pas, l’auteur trouve encore le moyen d’intégrer une nouvelle histoire d’amour encore plus cliché. Quel dommage !

De nouveaux personnages a priori intéressants font néanmoins leur entrée en scène, mais là encore, j’émets quelques réserves. Nicodème le magicien aurait pu être passionnant si l’auteur ne lui avait pas coupé l’herbe sous le pied en quelques pages à peine. D’ailleurs, j’en suis encore à me demander s’il est le magicien du titre de ce deuxième volume, et si oui, pourquoi ? Quant à Jean-Baptiste le pirate… Vous avez déjà entendu parler d’un pirate appelé Jean-Baptiste, vous ?! Un choix qui m’a plongée dans un abîme de perplexité.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai été déçue de cette lecture, d’autant plus que le premier tome m’avait beaucoup plu. Tout est ici survolé, l’univers, les personnages et les événements, et on se surprend à lire sans passion ni réel intérêt. C’est vraiment dommage, car l’auteur avait une petite pépite entre les mains. J’ai l’impression d’un potentiel gâché, et je m’interroge encore quant à la lecture de la suite.

Note : ★★★☆☆

Plus d'informations

Le Secret de l'Inventeur, tome 2 : L'énigme du magicien, d'Andrea Cremer
Editions Lumen (2016) - 370 pages - Support numérique - Ados & YA

Après l’explosion des Catacombes, le seul foyer qu’elle ait jamais connu, Charlotte est contrainte de mener sa petite troupe de résistants à l’oppresseur anglais, parmi lesquels une dizaine d’enfants, vers La Nouvelle-Orléans. Désormais leader du groupe, elle se retrouve face à des choix difficiles pour préserver la vie de ses jeunes protégés, mais continue de voir en Grave, malgré sa force herculéenne et ses origines inquiétantes, un allié et un ami. L’Empire fera tout pour les empêcher de rallier le quartier général de la Résistance, où les attendent son frère Ashley et Jack, qu’elle tient désormais pour un traître… et c’est sans compter les stratagèmes de Nicodème, un puissant mage, et du capitaine du célèbre Persée, un flibustier français aux intentions troubles. Mais le danger ultime pourrait bien venir de la propre mère de Charlotte : leader de la rébellion, elle semble décidée à faire de Grave le premier des membres d’une invincible armée !

Site de l'auteur : https://www.andreacremer.com/

jeudi 2 novembre 2017

La horde du Contrevent, d'Alain Damasio


On se retrouve aujourd’hui avec la chronique d’un ouvrage qui m’a posé… quelques difficultés, pour le dire gentiment. La horde du Contrevent, d’Alain Damasio, faisait partie de ma wishlist depuis un moment et m’a été offert par Julie lors du swap Livres et thés du début d’année. J’en entendais parler depuis longtemps, comme d’un classique de la science-fiction à côté duquel il ne fallait surtout pas passer, et les notes sur Livraddict étaient tellement bonnes que j’étais convaincue ne prendre aucun risque. Raté !

Pour commencer, j’ai eu beaucoup beaucoup de mal à rentrer dedans et ce pour plusieurs raisons. La première tient au nombre de personnages auquel l’auteur s’attache. Ils sont vingt-trois dans la horde au début de l’histoire et même si chacun d’eux a une fonction bien définie, cela n’en reste pas moins compliqué à intégrer. D’autant plus que les points de vue alternent d’un paragraphe sur l’autre quasiment et que les changements de personnages ne sont signalés que par un malheureux petit symbole dédié à chacun d’eux en début de section. Au secours ! Je bénis les éditions Folio SF d’avoir songé à imprimer la liste des personnages et de leur symbole sur un marque-pages glissé dans le livre sans quoi cela aurait été encore pire !

Autre élément de difficulté, le style de l’auteur, auquel je n’ai pas adhéré. Il maîtrise parfaitement la langue française et en joue en maestro, aucun doute là-dessus. Mais c’est d’une lourdeur… J’avais l’impression d’écouter quelqu’un qui s’écoutait parler ! Cela rend la lecture inutilement compliquée, hachée, avec une perpétuelle impression de surenchère qui finit par agacer. Jusqu’à la construction même du récit autour des différentes formes du vent, que j’ai trouvée confuse et indigeste. L’intrigue en elle-même est assez creuse et redondante, on ne fait que suivre un groupe de personnes qui va d’un point A à un point B en se confrontant aux éléments, finalement. Et le dénouement est vraiment prévisible.

Au final, qu’ai-je aimé dans ce roman ? Pas grand-chose, il faut bien l’avouer. Ce sont les personnages qui m’ont convaincue de l’achever, et j’ai trouvé ces 700 pages bien longues. J’ai beaucoup aimé Sov et Pietro pour leur calme et leur assurance, j’ai été touchée par les filles de la horde, je suis tombée amoureuse de Caracole, et c’est pour connaître leur devenir que je suis allée au bout. Mais quel chemin de croix ! J’ai lu quelque part que c’est un livre qui se contrelit, tout comme la horde contre le vent. C’est exactement l’effet que ça me fait : celui d’une lecture laborieuse et vaine à laquelle je n’ai finalement pris que peu de plaisir. A attaquer en toute connaissance de cause.

Note : ★★☆☆☆

Plus d'informations

La horde du Contrevent, d'Alain Damasio
Editions Folio (2015) - 703 pages - Support papier - Science-fiction

Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu'un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s'y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d'eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu'en Extrême-Aval ait été formé un bloc d'élite d'une vingtaine d'enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueules, leur vie durant, le vent jusqu'à sa source, à ce jour jamais atteinte : l'Extrême-Amont. Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m'appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l'éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l'azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l'ultime.